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Gabon : deux trafiquants d'ivoire interpellés à Libreville

Quatre pointes d’ivoire et une queue d’éléphant sur le point d’être vendues. / © AdobeStock

En juillet 2026, deux braconniers gabonais ont été pris en flagrant délit de trafic d’ivoire à Libreville. L’éléphant étant une espèce protégée au Gabon, les deux hommes ont été placés en garde à vue et risquent jusqu’à 10 ans de prison.

Deux trafiquants d'ivoire présumés ont été arrêtés par les autorités gabonaises à Libreville le 31 juillet 2026, a indiqué l'ONG Conservation Justice (CJ) mercredi 19 août 2026. « Deux individus de nationalité gabonaise ont été interpellés en possession de quatre pointes d'ivoire et d'une queue d'éléphant », « une espèce protégée au Gabon », a détaillé l'ONG dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le pays d'Afrique centrale de près de 2,5 millions d'habitants est couvert à 88 % de forêts et abrite près de 95.000 éléphants de forêt, selon le rapport 2024 de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Une vigilance insuffisante face au braconnage

« Les deux présumés suspects ont été pris en flagrant délit de détention et de tentative illégale de commercialisation » lors de leur interpellation par la police dans la capitale gabonaise et ont été placés en garde à vue, précise CJ.

La détention, le transport et la vente d'ivoire sont punis par la loi au Gabon. Les deux suspects encourent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende. Pour CJ, cette arrestation met en exergue la faiblesse des contrôles à l'intérieur du pays, alors que de tels butins transitent sans difficulté entre les différentes provinces du Gabon.

« L’un des suspects aurait abattu au moins six éléphants »

« Sous couvert du conflit homme-éléphant, qui constitue une problématique majeure au Gabon, certains braconniers et trafiquants organisent l'abattage d'éléphants et la commercialisation de leur ivoire », a expliqué Luc Mathot, directeur de l'ONG.

« C'est manifestement le cas ici, sachant que l'un des suspects aurait abattu au moins six éléphants et tenté de tromper l'administration des Eaux et Forêts », a-t-il poursuivi.

(Avec AFP)