Plus de 250 animaux exotiques ont été saisis par la police espagnole à la suite d’une enquête, ont annoncé les forces de l’ordre samedi 20 juin 2026. Un trafic très organisé menant à des opérations d’envergure qui inquiète.
Varans des savanes, rainettes aux yeux rouges ou encore iguane vert albinos... une enquête en Espagne sur un réseau de trafic d'animaux exotiques a permis la saisie de plus de 250 spécimens et l'arrestation de deux personnes, a annoncé samedi 20 juin 2026 la police.
256 animaux saisis
Les forces de l’ordre avaient d'abord intercepté à l'aéroport San Pablo de Séville une valise contenant plusieurs animaux protégés par la réglementation internationale sur le commerce des espèces sauvages et qui étaient transportés sans les documents requis. La poursuite de l'enquête, lancée fin 2025, a débouché sur des perquisitions dans cinq domiciles et trois locaux industriels à Séville où la police a saisi 256 animaux soumis aux contrôles internationaux sur le commerce des espèces sauvages ou à d'autres mesures de conservation.
Parmi les animaux saisis figuraient des varans des savanes, une espèce originaire d'Afrique subsaharienne couramment commercialisée sur le marché des animaux de compagnie exotiques. Les policiers ont également récupéré des rainettes aux yeux rouges que l'on trouve dans les forêts tropicales d'Amérique centrale, des caïmans à lunettes, une espèce originaire d'Amérique latine, ainsi qu'un iguane vert albinos, une variante de couleur rare très prisée des collectionneurs.
« Les trafiquants d'espèces sauvages disposent désormais de moyens importants. »
Lorène Jacquet
La police a également découvert 61 chiens et 28 chats qui, selon elle, étaient élevés en vue d'une vente illégale. Les policiers ont aussi saisi 56.965 euros en espèces dans un logement, que les enquêteurs soupçonnent d'être lié à ce réseau de trafic présumé. Outre les deux arrestations, une enquête a été ouverte sur huit autres personnes, selon la police. Les enquêteurs soupçonnent le groupe d'avoir bénéficié de l'aide d'employés d'entreprises de livraison de colis, qui ont facilité le transport d'animaux vivants et falsifié des documents.
Le commerce illégal d'espèces protégées, troisième activité criminelle la plus lucrative au monde
« Cette affaire démontre une nouvelle fois que les trafiquants d'espèces sauvages disposent désormais de moyens importants pour organiser des opérations d'envergure en mobilisant des réseaux transnationaux et des secteurs d'activité divers pour couvrir leurs activités, déplore Lorène Jacquet Lorène Jacquet, Responsable des Affaires publiques pour la Fondation 30 Millions d'Amis. Le commerce illégal d'espèces protégées n'est pas une activité isolée et résiduelle, il est considéré comme la troisième activité criminelle la plus lucrative au monde, derrière le trafic de drogue et d'armes. La coopération internationale est essentielle pour lutter contre ce fléau et traduire ces pilleurs de la nature devant les tribunaux en vue de sanctions exemplaires. »
(Avec AFP)
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