Des vidéos abominables de quatre chatons torturés par un mineur – résidant dans le Doubs – ont été diffusées sur Snapchat entre le 30 et le 31 mai 2026. Une plainte a été déposée et l'adolescent auteur présumé des faits comparaîtra devant le tribunal pour enfants de Besançon (25) le 30 juin prochain. La Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile et dénonce, une fois encore, la banalisation des actes de cruauté commis sur des animaux et relayés sur les réseaux sociaux.
Mise-à-jour (01/07/2026) : L'adolescent ayant torturé et mis à mort les chatons a été déclaré coupable de sévices graves et actes de cruauté, ainsi que pour la diffusion d’images relatives à de la maltraitance animale sur Internet. Le tribunal pour enfants de Besançon s'est dessaisi au profit de celui de Vesoul pour le prononcé des sanctions. Une prochaine audience sera rendue le 8 février 2027. En attendant, le condamné est soumis à une mesure éducative judiciaire à titre provisoire avec un module de réparation et module de santé. Cela signifie qu'il devra suivre un accompagnement personnalisé en attendant les peines de sa condamnation. Une expertise psychologique a également été ordonnée.
« C’est gratuit et sadique ». Lorsque Xavier Garcia, le directeur du refuge de Besançon (25), partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, découvre un signalement concernant la publication de quatre vidéos de chatons torturés, son estomac se retourne. Un adolescent de 16 ans se filme en train de donner la mort à quatre chatons, avant de diffuser les séquences une à une sur Snapchat. Les images, particulièrement difficiles, montrent un premier chat se faire enfourcher vivant, un second en train de se faire noyer dans un récipient, et deux autres « se faire éclater contre un mur », décrit Xavier Garcia. Ces actes de cruauté sont accompagnés par les rires de l’adolescent, et n’ont pas manqué de faire réagir la toile. « La SPA de Besançon a été inondée d’appels et de mail sur ce sujet », note le directeur du refuge.
Des actes punis par la loi !
Interpellé, l’auteur présumé des faits sera jugé devant le tribunal pour enfants le 30 juin prochain pour une comparution de reconnaissance de préalable de culpabilité. Puis, « une audience de condamnation suivra ultérieurement », avance Me Xavier Bacquet, l’avocat de la Fondation 30 Millions d’Amis. Une plainte a été déposée pour sévices graves et actes de cruauté, ainsi pour que la diffusion d’images relatives à de la maltraitance animale sur Internet. La Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile.
Me Xavier Bacquet rappelle que « tuer un animal n’a rien d’un jeu, et constitue un acte de cruauté puni par le législateur ! La loi du 30 novembre 2021 punit tout auteur de maltraitance ayant entraîné la mort d’un animal domestique jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende. Une sanction pouvant toutefois être réduite de moitié si l’auteur des faits est mineur [Ordonnance du 2 février 1945] ».
Une recrudescence inquiétante
Malgré les efforts de sensibilisation, de nombreux animaux de compagnie continuent d’être, chaque jour, victimes des pires sévices. « Nous sommes intervenus précédemment pour un lapin mis dans un micro-ondes, un hamster pris comme balle de baseball ou encore pour des chatons utilisés en guise de chamboule-tout », dénonce Xavier Garcia. « La violence est devenue dans notre société un moyen d'expression car il n'y a plus de dialogue, regrette Me Bacquet. L'animal est devenu le réceptacle de la violence primaire, qui est aujourd'hui banalisée ! »
L'animal est devenu le réceptacle de la violence primaire.
Me Xavier Bacquet, avocat de la Fondation 30 Millions d'Amis
La Fondation 30 Millions d'Amis appelle cependant à la responsabilité de chacun et à ne pas diffuser d’informations personnelles sur de potentiels mis en cause dans des affaires pénales ; certains éléments pouvant être erronés. Un jeune homme de 19 ans a notamment été confondu avec l'auteur présumédes faits et accusé à tort par des internautes, d'après une information de Midi Libre. « Une victime de fausses informations sur les réseaux sociaux peut, s'il parvient à identifier les internautes l'ayant accusé à tort, porter plainte pour diffamation », prévient Me Bacquet. Si vous repérez du contenu exposant des animaux à de la maltraitance, prévenez les associations de protection animale en trasnmettant les captures (photos / vidéos) et effectuez un signalement sur la plateforme Pharos du ministère de l'Intérieur.
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