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Maltraitance

Un chien poignardé neuf fois, son bourreau condamné à neuf mois de prison avec sursis

Le chien a été poignardé 8 fois au cou et une fois dans l’abdomen. /©Illustration AdobeStock

Un chien malinois a été poignardé à neuf reprises dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 2026, à Metz (Moselle). Trois personnes avaient été interpellées. Un individu vient d’être condamné à neuf mois de prison avec sursis ainsi qu’une interdiction définitive de détenir un animal domestique. La Fondation 30 Millions d’Amis, qui a échangé avec les sauveteurs de l’animal, salue cette condamnation.

Neuf mois de prison avec sursis, interdiction définitive de détenir un animal domestique et interdiction de détenir ou porter une arme pendant trois ans. C’est la condamnation prononcée contre l’individu ayant poignardé à neuf reprises un chien malinois dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 2026, à Metz (Moselle), « dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité », rapporte le Républicain Lorrain. « Il était complètement affalé sur un balcon, il baignait dans son sang », racontent à 30millionsdamis.fr des agents de la fourrière animale de l’Eurométropole de Metz, intervenus aux côtés des forces de l’ordre pour sauver l'animal. La police avait alors interpellé trois personnes. L’individu condamné, « qui avait expliqué son geste par le fait que le chien l’avait mordu », était poursuivi pour « sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique », ajoute le journal local.

L’animal n’est pas encore sorti d’affaire

Poignardé 8 fois au cou et une fois dans l’abdomen, « ce toutou est arrivé en état de choc à la clinique, avec une très légère anémie », précise la vétérinaire qui s’est occupée de lui ensuite, jointe par 30millionsdamis.fr. Les 8 plaies dans le cou étaient superficielles et la plaie au niveau de l'abdomen saignait à son arrivée. Stabilisé ensuite avec une perfusion, l’animal a été endormi et recousu. Une échographie de l'abdomen faite le soir même n'avait mis aucune anomalie en évidence. Le lendemain matin, la professionnelle de santé a constaté du sang dans le ventre lors d’une seconde échographie. Une fois le sang retiré, elle a repéré un caillot sanguin au niveau des vaisseaux sanguins du rein gauche, « il a eu de la chance », ajoute-t-elle. Pas encore complètement sorti d’affaire, « les prochaines semaines seront décisives, car il faut que ce caillot se résorbe ».

Interdiction définitive de détenir un animal

Pour le moment, ce chien est en convalescence dans un refuge. « C’est un soulagement que cet individu n’ait plus le droit de détenir un animal. Il est important que les magistrats puissent appliquer des peines à la hauteur des barbaries commises », dit Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d'Amis. « De tels faits constituent l'infraction de sévices graves à l'encontre d'un animal et sont passibles d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende... », ajoute de son côté Me Eva Souplet, avocat de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Signez la pétition pour l’instauration d’un permis de détention d’un animal de compagnie

Dans ce genre d’affaire, la Fondation demande systématiquement la condamnation du mis en cause à une peine d’interdiction de détenir des animaux car elle permet de prévenir la récidive par des personnes ayant déjà montré qu’elles pouvaient faire preuve d’une immense cruauté contre des animaux. Parallèlement, la Fondation 30 Millions d’Amis pousse également pour une plus grande responsabilisation des maitres, avec notamment l’instauration d’un permis de détention d’un animal de compagnie. Cette mesure est soutenue par une très large majorité de nos concitoyens (8 Français sur 10 d’après le baromètre de la Fondation mené par l’Ifop en septembre 2024). La pétition demandant l’instauration d’un tel permis de détention cumule à ce jour plus de 260 655 signatures.