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Le Kenya enquête sur la mort de 15 éléphants en un mois dans le parc d'Amboseli

Un seul mâle adulte fait partie des pachydermes victimes d'une mort inexpliquée dans un parc national du Kenya. / ©Istock

Parmi les victimes, dix pachydermes étaient atteints d'une paralysie partielle les ayant empêché de tenir debout. Sur place, des vétérinaires effectuent des examens post-mortems et soupçonnent une contamination à une substance toxique.

Mise-à-jour (03/08/2026) : Le décès de 15 éléphants morts en un mois dans un parc national du Kenya semble être dû à l'absorption de cyanure, potentiellement contenu dans des pesticides aspergés sur des tomates de fermes des environs, a indiqué jeudi le Service national de protection de la vie sauvage (KWS).  Selon le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), laperte de ces éléphants met en lumière "l'impact dévastateur que les substances toxiques peuvent avoir sur la vie sauvage, le bétail et les écosystèmes". "Les responsables doivent répondre de leurs actes devant la loi", a déclaré dans un communiqué, le directeur de l'IFAW au Kenya Ben Wandago, appelant à un "contrôle strict" des "substances hautement toxiques pour éviter leur entrée dans le milieu naturel".

Une enquête a été ouverte sur la mort inexpliquée de 15 éléphants en un mois dans un parc national du Kenya, a annoncé mardi 28 juillet 2026 le service de protection de la vie sauvage du Kenya (KWS). "Entre le 24 juin et le 24 juillet 2026, 15 décès d'éléphants ont été recensés dans le parc national d'Amboseli", situé dans le sud du Kenya et frontalier de la Tanzanie. Dix des pachydermes morts "montraient des signes cliniques similaires, dont une paralysie partielle les ayant empêché de se tenir debout, avant qu'ils meurent en un ou deux jours", tandis que les carcasses des cinq autres "étaient trop décomposées" ou abîmées par des charognards pour que la cause de la mort puisse être établie, note le KWS.

Un phénomène qui touche femelles et juvéniles

Les éléphants affectés par cette paralysie sont essentiellement des femelles adultes et leurs petits, seul un mâle adulte étant concerné, note l'institution. Dès le premier décès recensé, des vétérinaires ont été envoyés sur place pour des examens post-mortems et pour collecter des échantillons à analyser. "Selon des résultats préliminaires (...) une potentielle substance toxique a été détectée", pour l'heure non identifiée pas plus que son origine, selon le KWS qui ajoute que des examens et recherches plus poussés sont en cours, notamment pour déterminer si les éléphants ont été exposés à une source unique de contamination.

Le parc d'Amboseli, aire protégée, est mondialement connu pour la richesse de sa faune, notamment ses troupeaux d'éléphants et ses paysages de savane avec en arrière-plan le Mont Kilimandjaro, plus haut sommet d'Afrique, situé du côté tanzanien de la frontière avec le Kenya.

(Avec AFP)